05.06.2018     Actu

NWOW : le travail réinventé

NWOW : le travail réinventé

Le temps et l’espace de travail deviennent flexibles, l’organisation du travail et le management se réinventent, les nouvelles technologies bousculent les méthodes de gestion et le cloisonnement des équipes.

NWOW : de quoi parle-t-on ?

Le NWOW (New Ways of Working) s’inscrit dans les tendances de fond de l’évolution de la société : mondialisation, individualisation, flexibilité, mobilité, …

Ce qui sous-tend le NWOW, c’est la volonté de (re)mettre le collaborateur au centre et de créer un environnement de travail qui encourage le partage des connaissances, qui favorise la circulation des informations et qui motive et responsabilise les collaborateurs afin qu’ils s’épanouissent dans leur vie professionnelle.

La réussite du NWOW dépend autant de l’implication du dirigeant d’entreprise que de la motivation de chacun des salariés, de leur ouverture au changement et de leur compréhension des enjeux réels.  Car si les avantages semblent évidents pour les travailleurs (gain de temps, réduction du stress, autonomie, …), des craintes subsistent du côté du chef d’entreprise (comment évaluer les  performances, assurer une bonne dynamique d’équipe, sécuriser les données, …).

De nouvelles formes d’organisation du travail

Adopter un mode de travail participatif, flexible, agile, améliore à coup sûr la performance des équipes internes mais aussi les interactions avec le monde extérieur : prospects, clients, partenaires et fournisseurs.   

La transformation numérique change la donne : l’entrepreneur doit profiter des nouvelles technologies pour gagner en créativité et réactivité tout en sécurisant et protégeant le résultat de son travail. C’est pourquoi, pour être efficace, le NWOW doit reposer sur des valeurs telles que la confiance, l’autonomie, la responsabilité.

Travail collaboratif

Le travail collaboratif a un impact positif à la fois sur la productivité des équipes et sur la motivation des individus. Pour y parvenir, des interactions permanentes et bienveillantes sont essentielles.  Cela implique donc :

  • De mettre en place les outils nécessaires pour faciliter l’accès aux ressources et le partage efficace de l’information et des connaissances
  • De mobiliser les personnes et les équipes en fonction des besoins réels
  • De mettre les collaborateurs sur un pied d’égalité et de réaliser des feedbacks réguliers  

Travail en mode projet

De plus en plus, le travail collaboratif s’exerce en mode projet. L’équipe fonctionne de manière horizontale et transversale, les barrières hiérarchiques s’estompent pour fluidifier la gestion du travail.  

L’enjeu est de réunir différents métiers et expertises autour d’un projet pour répondre de manière créative à la demande initiale. Le travail en mode projet implique toutefois de respecter quelques principes clés :

  • S’accorder sur un objectif clair, qui fixe la direction et est source de motivation ;
  • Confier le projet à un « champion », quel que soit sa position dans l’organigramme ;
  • Valoriser les compétences des participants pour maintenir leur motivation  
  • Adopter des outils de gestion de projet collaboratifs pour permettre à l’équipe d’interagir, d’ajuster les charges de travail et d’évaluer en permanence l’avancement du projet et le respect des délais.

Management participatif et bienveillant

Le management est avant une question d’attitude, un regard posé sur les collaborateurs. Le manager bienveillant donne le cap et discute avec son équipe des pistes pour l’atteindre.  

Alors que dans l’entreprise traditionnelle, le rôle du manager est avant tout dirigiste et fonction de sa place dans la hiérarchie, cette approche est, fort heureusement, appelée à disparaître au profit d’une relation plus équilibrée basée sur le respect, la confiance et la bienveillance.

Le management participatif tend à rendre les collaborateurs autonomes et responsables. Dans cette optique, chacun a quelque chose à apporter au bon fonctionnement de l’entreprise.   Ce qui suppose bien sûr de clarifier la zone d’intervention de chacun.

De nouveaux espaces de travail

La délocalisation du travail est sans doute la partie la plus visible du NWOW.  Mais l’organisation de l’espace de travail évolue même au sein de l’entreprise. L’entreprise est un lieu de vie et l’espace de travail doit contribuer à l’épanouissement des travailleurs. D’où l’émergence d’espaces moins formels, plus stimulants pour les échanges et sources de créativité. Les bureaux d’une entreprise en disent longs sur elle : facteur de motivation pour les employés, ils véhiculent aussi l’image de l’entreprise.

Télétravail et nomadisme 

Aujourd’hui, plus de 25% des employés travaillent ailleurs que dans l’entreprise, au moins partiellement. Les TIC ont profondément changé la manière de travailler. Ne plus obliger ses collaborateurs à des trajets quotidiens fastidieux, générateurs de stress, de fatigue… et d’absentéisme est une réponse vraiment pertinente.

Tiers lieux

Au-delà du télétravail à domicile, de nouveaux espaces apparaissent. Les tiers lieux, à mi-chemin entre le domicile et l’entreprise, permettent de mieux équilibrer vie privée et vie professionnelle et offrent une solution séduisante pour de nombreux jeunes entrepreneurs.

Parmi ces tiers lieux, on retrouve :

  • Les centres d’entreprise : espaces de bureaux et d’entreposage mis à disposition de l’entrepreneur, ainsi qu’une série de services communs (secrétariat, salle de réunion, …).
  • Les espaces de co-working : un lieu de travail partagé, qui convient tant à l’entrepreneur qu’à ses clients. C’est l’exemple typique de l’infrastructure de proximité. De nombreuses variations existent désormais : du co-oking (cuisine professionnelle partagée) au corpoworking (mobilité intra-entreprise).
  • Les incubateurs : structure associée à une université ou à une école et qui accueille des spin-offs universitaires ou des start-ups innovantes. Conditions financières avantageuses
  • Les Fablabs : ces ateliers multifonctions équipés de machines, d’appareils électroniques, d’ordinateurs de pointe, d’imprimante 3D s’adressent essentiellement aux designers, concepteurs, ingénieurs, architectes mais aussi aux techniciens, modélistes, artistes ou couturiers qui peuvent y réaliser prototypes, maquettes ou objets d’art.  
  • Le co-homing ou coworking à domicile : plutôt que de travailler seul, certains choisissent d’ouvrir leur domicile au co-working ou de se rendre chez un autre travailleur nomade pour se motiver au travail.
  • Les Hacker Houses : une colocation d’un genre nouveau. Tous les colocataires ont ou vont lancer leur start-up et se retrouvent entre pairs dans une habitation hyper connectée. Ils vivent, dorment, travaillent au même endroit, avec un seul objectif : réussir. Limité dans le temps (quelques mois, le temps de lancer son projet).

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